Les enfants de parents séparés : comment prendre en compte leurs besoins?

Crédit photo: Sarah Marcotte-Boislard

Crédit photo: Sarah Marcotte-Boislard

Bien que la séparation soit le lot de plusieurs familles québécoises, nous aurions tort de banaliser l’impact de ce changement chez les enfants. La séparation est un processus complexe et chaque membre de la famille peut la vivre de manière différente. Vivre la rupture parentale est un événement bouleversant qui peut être un traumatisme pour l’enfant si les parents ne savent pas ou ne peuvent pas mettre en place des conditions favorables pour faciliter cette transition. Lire la suite

Le stress traumatique secondaire et ses effets sur les travailleurs sociaux – 4e partie

Note de l’auteur :
Les trois premiers articles de cette série traitant des principaux aspects du syndrome de stress traumatique secondaire (STS) sont disponibles, en français et en anglais, sur le blogue de l’Ordre, à www.motssociaux.com. Ces articles se trouvent aussi dans les numéros 122, 123 et 125 du Bulletin. Malgré l’ampleur de la recherche et de la littérature concernant le STS, cette série se limite à un tour d’horizon des principales composantes de ce syndrome qui touche de près les travailleurs sociaux. Pour des contraintes d’espace, nous n’avons présenté qu’un aperçu sommaire du sujet. Lire la suite

Secondary Traumatic Stress: Its Effect on Social Workers – Part Four

“Yes, there is pain in the world… and real positive thinking allows the tears to flow for the world as well. Let the tears flow, and then get involved… approach your involvement with the positive sense that something can be done… denial creates inactivity… and so does hopelessness” – Susan Jeffers

Author’s Note:
First, please note that the preceding three articles of this series, which reveal important components of Secondary Traumatic Stress (STS) syndrome, can easily be found in both French and English at le Blogue officiel de l’Ordre at www.motssociaux.com by typing « Secondary Traumatic Stress » into the search bar on the site. Alternately, the official versions of parts one, two, and three of this series were published in “Le Bulletin de L’Ordre” # 122 ~ Hiver 2014, and “Le Bulletin de l’Ordre” #123 ~ Eté 2014, and “Le Bulletin de L’Ordre” #125 ~ Hiver 2015. It would be important to view these foregoing texts to gain the fundamental knowledge and details on STS which have brought us to this concluding report. Lire la suite

Le médiateur souhaite rencontrer votre enfant; comment le préparer et comment vous y préparer?

Dans le premier article de cette série (Qu’est-ce que la médiation familiale?), nous avons défini la médiation familiale ainsi que le rôle des professionnels accrédités en tant que médiateurs familiaux. En résumé, la médiation familiale offre aux couples qui se séparent la possibilité d’éviter les affrontements devant les tribunaux en leur proposant un mode de résolution des conflits qui a fait ses preuves et qui jouit d’un taux de satisfaction de plus de 80 %. Les médiateurs familiaux accrédités accompagnent les couples dans la recherche d’une entente équitable et viable pouvant répondre aux besoins de tous les membres de la famille.

Lors d’une séparation, l’un des principaux malaises vécus par l’enfant est qu’il soit amené de façon directe ou indirecte à prendre parti pour un parent, contre l’autre, et de ne pas pouvoir parler de ce qu’il ressent à une personne neutre et non impliquée émotivement dans la situation. Comment, en tant qu’enfant, trouver les mots pour parler à maman ou papa de ses émotions et de ses craintes, sans leur faire de peine? Sans amplifier la chicane entre ses parents? Il est donc possible, au cours de la médiation, que le médiateur propose de rencontrer votre enfant. Pourquoi? La séparation affecte votre enfant : la médiation lui offre un espace neutre et sécuritaire pour parler de ce qu’il vit en toute confidentialité. Cette rencontre peut ultimement vous aider à reconnaître les besoins et les sentiments de votre enfant en lien avec votre situation familiale et à mieux comprendre son point de vue face à certains aspects de la réorganisation familiale qui le concernent. Elle peut enfin favoriser la coopération parentale au moment de prendre des décisions difficiles, et ce, pour le mieux-être de l’enfant.

Le médiateur : un confident
S’il est en âge de s’exprimer avec discernement, l’enfant pourrait être invité au cours du processus à rencontrer le médiateur. Aussi, il importe de bien lui présenter la situation. Calmement, dans un langage simple, dites-lui que vous avez entamé une démarche de médiation afin que la séparation se passe le mieux possible. Expliquez-lui aussi que ce qu’il ressent est important et que le médiateur aimerait le rencontrer pour l’écouter, répondre à ses questions, le rassurer quant à la suite des évènements. Faites-lui savoir que vous êtes d’accord avec cette demande de la part du médiateur. Surtout, ne tentez pas de lui suggérer des « messages » à passer au médiateur. Après lui avoir présenté la situation, écoutez ses commentaires, répondez franchement à ses questions et, si nécessaire, tentez de la rassurer. Cependant, si votre enfant refuse malgré tout de rencontrer le médiateur, vous devez respecter son choix.

Une décision qui appartient aux deux parents
Cette rencontre de votre enfant avec le médiateur doit être acceptée par les deux parents. Il faut également savoir que les opinions exprimées par l’enfant ne sont pas décisionnelles. C’est vous, en tant que parents, qui gardez le dernier mot sur l’ensemble des décisions. Cela dit, il est possible que les commentaires faits par l’enfant au médiateur vous apportent un éclairage que vous n’auriez pas obtenu autrement.

Plus de 1000 professionnels accrédités
Des avocats, des notaires, des psychologues, des psychoéducateurs, des conseillers en orientation et des travailleurs sociaux, ayant suivi la formation requise, sont accrédités en tant que médiateurs familiaux.

Vous voulez en savoir plus?
Visitez le site de Justice Québec : www.justice.gouv.qc.ca ou celui de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec : www.otstcfq.org/nos-professions


Note : ce texte s’inspire du dépliant La participation des enfants en médiation familiale expliquée aux parents publié par l’ARUC, Séparation parentale, recomposition familiale, rédigé par Vanessa Richard, travailleuse sociale, en collaboration avec Lorraine Filion, travailleuse sociale médiatrice familiale.

Qu’est-ce que la médiation familiale?

La médiation familiale est un mode de résolution de conflits par lequel des professionnels accrédités pour leurs compétences spécifiques aident les parents séparés (ou en processus de séparation) à négocier une entente équitable et viable. Il ne s’agit pas d’un jugement ni d’une procédure juridique.

Lors des rencontres, le médiateur familial a un devoir d’impartialité. Il accompagne les conjoints dans leurs négociations afin qu’ils prennent des décisions de façon libre et éclairée.

Le médiateur familial doit tenir compte de certains aspects qui influenceront le processus : le milieu de vie de chaque parent, leurs situations financières, leurs rapports avec leurs enfants, leurs besoins (en tant qu’individus et en tant que parents), la nature du conflit qui les oppose, leur ouverture à la négociation et aux compromis et leur capacité à se centrer sur le bien-être de leurs enfants.

Quels sont les objectifs de la médiation familiale?
La médiation familiale vise à permettre aux parents de s’entendre sur la garde des enfants, les droits d’accès, la pension alimentaire (versée pour les enfants ou pour un des conjoints), le partage du patrimoine familial ou le règlement des intérêts communs des conjoints. En médiation familiale, l’objectif principal est d’amener les parents (même s’ils ne sont plus conjoints) à collaborer au bien-être et au développement optimal des enfants.

La coparentalité est une chose possible et souhaitable parce que même après la séparation, les parents devront prendre ensemble des décisions concernant les enfants. Même la meilleure entente ne peut tout prévoir. Un couple peut se séparer, mais les parents ne peuvent se séparer de leurs enfants!

Quand choisir un médiateur travailleur social ou thérapeute conjugal et familial?
Plusieurs professionnels sont compétents pour offrir le service de médiation familiale (avocats, notaires, psychologues, psychoéducateurs, conseillers d’orientation, travailleurs sociaux, thérapeutes conjugaux et familiaux). La médiation familiale vise d’abord et avant tout le bien-être et le développement optimal des enfants. À ce titre, l’exercice de la coparentalité pose d’importants défis aux parents. C’est à ce moment que l’expertise d’un médiateur travailleur social ou thérapeute conjugal et familial peut contribuer établir un plan parental visant le meilleur intérêt des enfants, à prendre les décisions en fonction des enfants, à partager les responsabilités, à comprendre les préoccupations et les désirs des enfants qui souhaitent la présence de leurs deux parents au quotidien et lors d’évènements spéciaux (remise de diplôme, spectacles, rencontres scolaires, etc.).

Tous ces sujets – et bien d’autres – peuvent être abordés en tout ou en partie, selon la volonté des parents, dans le respect de leurs différences et de leurs particularités et en harmonisant leurs façons de faire pour le mieux-être de leurs enfants.

Comment ça marche?
La médiation peut nécessiter un certain nombre de rencontres, échelonnées sur plusieurs semaines ou quelques mois selon les besoins, les urgences et la complexité de la situation familiale. Si les parents arrivent à des accords, le médiateur rédigera l’entente qui sera par la suite soumise au Tribunal.

Pour en apprendre davantage sur le processus de médiation familiale, vous pouvez bénéficier d’une séance d’information GRATUITE avec le médiateur de votre choix ou vous présenter à une séance GRATUITE de parentalité après la rupture. Vous y recevrez des informations sur le choc de la séparation, les besoins et réactions des enfants, la communication, les aspects juridiques de la rupture et bien entendu la médiation. Vous souhaitez vous inscrire à ces séances gratuites? Composez le 1-866-536-5140, option 4. Par défaut, vous serez inscrit à un groupe différent de votre ex-conjoint(e).

Vous pouvez aussi visiter le site Internet du ministère de la Justice du Québec en cliquant sur le lien suivant : www.justice.gouv.qc.ca. Enfin, pour trouver un médiateur familial travailleur social ou thérapeute conjugal et familial, communiquez avec l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec ou consultez notre site Internet : www.otstcfq.org

Lorraine Filion, T.S., médiatrice
pour le comité médiation familiale de l’OTSTCFQ

Malgré le chaos, l’espoir et la solidarité

Qu’elles soient d’origine naturelle ou humaine, vécues de près ou de loin, qu’elles soient subies par une grande ou une petite partie de la population, les catastrophes bouleversent et déstabilisent.

Gang Of Teenagers Hanging Out In Urban EnvironmentNous n’avons qu’à penser à certains événements marquant survenus au Québec : la crise du verglas, les inondations de Saguenay, l’incendie de la résidence pour personnes âgées de l’Isle Verte, la tuerie à l’École polytechnique, le déraillement de train de Lac Mégantic. De plus, des incendies, des accidents, des noyades, touchent la population d’un quartier et, bien qu’elles affectent moins de personnes, leur caractère imprévisible suscite aussi une panoplie de réactions chez les victimes. Lire la suite

Bilan psychosocial des relations de couple entre conjoints de même sexe

Couples de même sexe - 15-05-2015Bien que les relations de couple entre conjoints de même sexe fassent maintenant l’objet d’une pleine reconnaissance sur le plan juridique dans notre pays, ce mode de vie suscite encore de l’incertitude chez certains professionnels quant à ses bienfaits sur la qualité de vie et l’épanouissement des personnes concernées. Que dit la littérature scientifique à ce sujet? Lire la suite

Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite

NDLR : Ce texte a d’abord été publié dans le Bulletin No 124 de l’Ordre, dans le cadre d’un dossier spécial initialement intitulé « Rêver les services sociaux ». Les auteurs de ce dossier étaient invités à partager leur vision des services sociaux, ce que seraient leurs priorités s’ils occupaient le poste de ministre de la Santé et des Services sociaux. Suivez le blogue pour lire les autres textes qui figuraient à ce dossier!


« Les découvertes surgissent souvent lorsqu’on n’a pas suivi les instructions, lorsqu’on sort des chemins battus, lorsqu’on essaie ce qui n’a jamais été essayé » – Frank Tyger

Nous sommes souvent à rêver, sans jamais mettre en place des actions concrètes pour réaliser ces rêves. Nous nous sommes tous, un jour ou l’autre poser cette question : « Que ferions-nous, si demain matin, nous devenions le/la ministre de la Santé et des Services sociaux? Quelles seraient nos priorités? ». Dans l’article présent, je tenterai de répondre à cette question en me basant sur certaines priorités que je peux observer dans le cadre de mon travail. Lire la suite

Le stress traumatique secondaire et ses effets sur les travailleurs sociaux – 3e partie

« Le monde est rempli à la fois de souffrance et de victoires sur la souffrance. » – Helen Keller


Note de l’auteur : Nous en sommes au troisième d’une série d’articles traitant des principaux aspects du syndrome traumatique secondaire (STS). Les deux premiers articles de cette série, qui vous présente les principales composantes du syndrome de stress traumatique secondaire (STS), est disponible en français et en anglais sur ce blogue. Ces deux articles sont aussi parus dans les numéros 122 – Hiver 2014 et 123 – Été 2014 du Bulletin de l’Ordre. Je tiens de nouveau à exprimer toute ma gratitude à tous ceux d’entre vous qui m’ont fait parvenir vos récits sur ce sujet d’une importance majeure pour notre profession. Votre intérêt pour cette série et votre volonté d’y contribuer sont des plus appréciés. Un merci très spécial va aux deux « F. T. » pour leur soutien exceptionnel, et à notre collègue « Anonyme » qui a bien voulu partager son expérience personnelle avec tout le courage que ça implique. Lire la suite